Archive pour la cateacute;gorie ‘Technique’

Une laine à chaussette

Dimanche, décembre 2nd, 2007

J’ai terminé tous mes encours tricot ! :jittery_tb:Vous pouvez donc aller voir ma Lacy Dress ici, et mon châle Faroé là.

Et une petite photo du châle faroé avant blocage :

Faroe avant blocage

C’est toujours suprenant comme la dentelle s’épanouit au blocage, devient plus régulière et aérienne ! Pour ce châle, j’ai utilisé une de mes laines filées à la main, du blue-face leicester coloris oatmeal veiné de soie tussah, un régal à filer, un régal à tricoter. Par contre, j’ai dû raccourcir mon châle de 4 rangs pour cause de manque de laine, mais ça n’est pas trop grave, ça ne nuit pas à l’ensemble.

Quant à la Lacy Dress (pas bloquée, je n’ose pas trop avec le coton), vous ne la verrez pas portée sur moi car elle est trop froide et ajourée. En tout cas elle me va, c’est le principal. Me reste plus qu’à attendre les beaux jours pour la porter.

Donc, mes aiguilles étaient libres pour un nouvel en-cours, et ça tombe bien car j’ai eu un coup de coeur subit pour ce modèle :

Vest for a fiance

“Vest for a fiancé”, dans “knitting with a smile“. J’ai choisi de la pure laine “Ambiance” de Fonty, je garde le noir comme couleur de fond, le blanc pour le détail d’une frise en bas, mais j’ai remplacé le rouge et le vert, trop “pétant” à mon goût et à celui de Cher&tendre à qui cette veste est destinée, par du rose et violet. C’est un modèle traditionnel suédois, qui se construit exactement comme un norvégien, c’est à dire que la veste se tricote en rond, avec des steeks pour le devant et les manches.

Côté filage, voici le coton du message précédent, retordu à 3 brins.

coton 3 brins

J’aime son aspect rustique et le fait qu’il reste des déchets végétaux dans le fil. Cela lui ajoute du charme. Je craignais d’obtenir un fil très irrégulier, mais en fait une fois retordu avec 3 brins, il n’est pas trop irrégulier. Je suis en train de reprendre goût aux fils à 3 brins, bien ronds et plus réguliers que les deux brins, je vous en reparlerais plus tard… J’aime donc filer le coton brut, et j’espère pouvoir renouveler l’expérience.

nappe glitz or Et puis avec cette nappe rouge et or, j’ai obtenu ce fil :

Noel rouge

nappe cardee Et avec cette nappe-ci, ce fil-là :

Laine multi

L’envie m’a également titillé d’essayer de créer une laine à chaussette, qui serait la plus résistante possible. Je me suis inspirée d’un article paru dans Spinn-off pour sélectionner les matériaux, ainsi que de la composition des laines à chaussettes que je connais et qui sont très résistantes.

Donc, voici mes matières premières :

Matieres premieres pour chaussettes

De gauche à droite et de bas en haut : 25% de nylon (pour la solidité), 25 % de mohair (un peu pour la solidité, et pour le brillant), un peu de Shetland gris (pour atténuer les couleurs) et 50 % de blue-face leicester (laine, douce et brillante, qui devrait être plus solide que le mérinos).

J’ai teint tout ce petit monde au petit bonheur la chance (teintures Dylon et micro-ondes, j’y ai pris goût :happy_tb:) :

Laines a chaussettes teintes

De gauche à droite et de bas en haut : sheltand gris, blue-faced leicester, mohair, nylon.

Et après 3 passages dans ma cardeuse Finest, j’ai obtenu des rubans lisses, doux et brillants :

laine a chaussette cardee

J’ai commencé à filer mon mélange, je vais essayer de le surtordre un peu, mais pas trop car il perdrait de sa douceur, ce qui serait dommage. Le surtordre permet de le rendre plus solide car plus résistant à l’abrasion. La suite au prochain épisode. :smile1_tb:

Et pour terminer, le gilet de Marie-Antoinette je l’ai tricoté à la machine il y a quelques années et vous avez tous les détails ici.

Filage au coin du poële

Mercredi, juillet 11th, 2007

Avec le temps qu’il fait depuis presque 3 semaines, il n’y a pas grand’chose d’autre à faire ! :furious_tb: Quand je pense à mes toisons en attente d’être triées, lavées puis cardées, à mon alpaga et mon mohair, que je ne peux filer que dehors parce que le premier je le file brut et le deuxième parce que je ne le supporte pas dans la maison, et que je vois le temps qu’il fait, ça m’énerve.

Côté tricot, le petit haut, modèle BdF, est terminé, mais ce n’est pas encore aujourd’hui que je pourrai l’étrenner :

haut bdf

J’ai apporté une petite modification au patron, parce que les modèles français ne pensent qu’à farie des coutures et que moi je suis fan du grafting invisible. Alors, pour le dos, au lieu d’arrêter les mailles, je les ai mises en attente, et au lieu de faire une couture pour raccorder les bretelles en haut du dos, je les ai assemblée par une couture grafting invisible. Le résultat est bien plus net à mon goût qu’une couture.

detail assemblage grafting

La couture grafting est juste au-dessus des 2 lignes de point mousse.

Vous me demandiez si j’avais rapporté quelques choses de ma visite aux laines du Mouchon, oui bien sûr, je saisis les opportunités. :happy_tb: Je n’ai pas fait de photos parce que j’ai la flemme d’aller grimper sur une chaise pour essayer d’extirper le carton dans lequel j’ai rangé mes achats. En plus, je ne sais plus dans quel carton c’est…:ponder_tb: En tout cas j’ai rapporté du glitz, c’est une fibre d’origine cellulosique (un peu comme le viscose), très brillante, et qui s’utilise par petites quantités dans un mélange de fibres. J’ai pris deux couleurs, pas la verte, ni la violette et caramel, mais les deux autres (désolée on ne voit pas très bien).

Couleurs que je me suis empressée d’essayer sur ce mélange (tout fait) mérinos et oppossum :

merinos oppossum

J’ai aussi repris du mérinos 16 microns, car je suis conquise par la finesse de cette fibre ! J’ai retordu mon fameux mérinos 16 microns justement :

mérinos 16 microns

Je n’avais jamais obtenu si fin je crois, 100 grammes et 880 mètres. Alors, celui-là, pour l’instant je me le garde, parce que je ne suis pas prête de refaire si fin avant longtemps (c’était looooong !)

Sinon, un autre fil dentelle, en pure laine d’agneau :

agneau très fin

100 grammes pour 660 mètres, il y a de quoi faire un petit châle aussi. Celui-là sera disponible.

Et puis, en cours sur le rouet, j’ai envie d’un fil à dentelle pure soie, donc voici :

soie tussah

Je pense le teindre lorsqu’il sera filé. C’est de la soie Tussah, et je la file dans le pli, la démonstration que m’a faite Carine à la rencontre des Cévennes m’avait enthousiasmée pour cette méthode.

Lamas, biquettes et rouets

Lundi, février 5th, 2007

Je parlais de cours de filage dans mon dernier message, c’était même carrément un stage de deux après-midi.

Michel, qui élève des lamas avec son ami Guillaume, souhaitait apprendre à filer, pour pouvoir transformer les poils de ses lamas. Je lui ai proposé s’il était prêt à venir jusqu’à moi, de lui apprendre. Marylène s’est jointe à nous pour un stage de perfectionnement.

Michel est venu avec des poils de lama et d’alpaga, Marylène avec du mohair, et moi j’avais mes rouets, ça m’a rappelé un peu la première rencontre des fileuses du forum filage parce que nous nous sommes un peu étalés au salon :tongue1_tb:

Michel, Sandrine et Marylene

De gauche à droite, Michel, moi et Marylène au premier plan. Les lamas, les biquettes et les rouets !

Si Michel a appris à filer, il m’a transmis son affection pour les lamas. Si, comme moi, vous pensiez que les lamas (et alpaga) sont des animaux agressifs et hautains uniquement préoccupés de cracher sur les gens, oubliez vos préjugés ! Les lamas ne crachent que s’ils ont mal été éduqués, ou qu’ils ont très peur. En dehors de cela, ce sont des animaux dociles et affectueux (et puis ils ont le poil doux :wub_tb:).

J’ai appris qu’il existe deux espèces de lamas, les lainés et les classiques. Les lainés se tondent comme les alpagas, tandis que les classiques sont brossés, et c’est le sous-poils que l’on obtient par brossage, qui est très doux et qui se file. Les lamas lainés ont une toison qui ressemble fortement à celle des alpagas, autant au niveau toucher que douceur.

Michel ayant apporté de la matière première, en l’occurence des poils de ses animaux, j’ai pu faire connaissance avec leurs poils (en attendant une rencontre en vrai).

Je vous présente Bolivia :

Poils de Bolivia (lama classique)

C’est un lama non-lainé, c’est donc le poil de brossage que j’ai filé. Poils brun très sombres, presques noir. J’ai filé aussi Diégo, Pablo et Titou, les poils de chacuns étant différents au toucher. C’est amusant, car on reconnaît les petits gourmands qui aiment bien manger, à la quantité de paille présente avec les poils !

Et puis, la star, une bouille d’enfer, un regard aussi doux que ses poils, celle dont Michel voudrait avoir un pull, Quetsche :

poil de Quetsche (lama laineux)

Quetsche est un lama lainé, c’est donc le poil de tonte que j’ai filé. A gauche, deux brins, à droite trois brins, cela en dit long sur la finesse des poils.
Sur le blog de Michel, vous pouvez voir Questche en mariée, c’est une pratique courante de déguiser les lamas lors de concours, afin de juger de leur docilité.

Bref, ces deux jours de stage ont été aussi instructifs pour Michel et Marylène, que pour moi !

En plus des lamas, Guillaume et Michel fabriquent des sirops, confitures et gelées aux plantes délicieux !!