Nouvelle année et geekeries

Parce qu’il n’est jamais trop tard, je vous souhaite à tous qui me lisez, une belle et heureuse année 2010. :king_tb:

La mienne a commencée très chargée au niveau travail, le site sur lequel je travaillais depuis quelques mois a été enfin mis en ligne. Quelques petits soucis au niveau hébergement et technique en début d’année, mais cette fois je pense que tout roule.

En parallèle, j’ai également concrétisé un autre projet qui mijotait depuis quelques mois, et que j’avais à coeur de réaliser : fabriquer des fuseaux.

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Jaspe et quartz rose. Vous les trouverez en vente chez Alysse Créations.

Fabriquer ces fuseaux m’a replongée dans des temps plus anciens, où je créais et vendais des bijoux en matières naturelles, il y a de cela plus de 15 ans. Attirée depuis toute petite par les minéraux (et les fossiles), mon choix pour ces fuseaux s’est naturellement porté sur des pierres semi-fines.  D’autres viendrons plus tard, dans d’autres pierres.

Toujours dans les fuseaux, Cerenie m’a proposé un troc comme j’aime : échange de fuseaux contre de la fibre. Mais pas n’importe quels fuseaux : Cerenie fait partie d’une troupe de reconstitution (« l’archéolocale heaumes et chaperons »), et sa troupe fabrique donc artisanalement des fuseaux, tels qu’ils existaient au moyen-âge.

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Le bois est superbe, la fusaïole est en pierre, et c’est un régal de les utiliser.

Et puis, rien à voir avec le tricot ou le filage, mais plutôt en rapport avec les nouvelles technologies (et oui, je suis un peu « geek » à mes heures). Je me suis offert un lecteur de livre électronique. Et j’en suis enchantée.

Bien sûr, rien ne remplace un vrai beau livre, et je continuerais d’acheter de vrais beaux livres.

Mais les livres de poche, dont je suis consommatrice, prennent de la place, à la longue. Et de la place, je n’en ai déjà pas assez pour mes fibres et laines. C’est pourquoi, un lecteur numérique correspond à mon besoin dans ce cas précis.

Il existe plusieurs lecteurs sur le marché actuellement (dont le célèbre Kindle d’Amazon, trop « fermé » à mon goût). Généralement au format livre de poche (bien qu’il en existe au format A4, très chers), ils sont en noir et blanc, et utilisent souvent la technologie du « papier numérique », de façon à ce que le confort de lecture soit similaire à celui d’un livre papier. Ce qui signifie : pas d’écran rétro-éclairé ni de rafraîchissement de l’affichage, comme c’est le cas sur nos écrans d’ordinateur, les deux facteurs qui nous fatiguent la vue et les yeux sur un écran classique. Actuellement l’encre numérique est en noir et blanc, mais des lecteurs couleur vont probablement sortir d’ici la fin de l’année 2010.

Une petite photo de mon lecteur, évidemment les caractères apparaissent flous à cause du traitement de l’image, en réalité l’affichage est de 600 x 800, on distingue à peine les pixels à l’oeil nu. Netteté maximale, donc, contrairement à la photo.

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Alice au Pays des Merveilles, un de mes classiques :tongue1_tb:, disponible en téléchargement gratuit sur le site « Ebooks libres et gratuits« , comme des milliers d’autres titres d’auteurs classiques dont les droits d’auteurs n’ont plus cours (en admettant qu’ils aient existés, pour certains auteurs).

Mon choix s’est porté sur le Cybook Opus de chez Bookeen, pour plusieurs raisons :

  • j’en ai lu beaucoup de bien (en particulier ici)
  • il utilise le principe de l’encre électronique
  • le système d’exploitation embarqué du lecteur est Linux, je suis linuxienne, cela correspond à ma philosophie personnelle
  • pas besoin de Windows pour charger des livres dans le lecteur il est reconnu comme un périphérique USB, je suis linuxienne, c’est parfait :happy_tb:
  • il est vendu avec une housse
  • la société qui le vends est française
  • on peut acheter directement chez le fabriquant

Un lecteur peut également afficher des images, même si ça ne vaut pas un vrai livre, avoir les superbes illustrations de MC Escher quand on est fan de son travail comme moi, à portée de main, ça ne gâche rien :

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L’autonomie du Cybook Opus est impressionnante : de 3 semaines en cas de grosse consommation, à plusieurs mois sans recharge. La capacité de stockage est de 1 Go (1000 livres), et il y a un lecteur de carte micro-SD, si jamais je n’avais pas assez… Il pèse environ 150 grammes, il ne fait aucun bruit, il est au format livre de poche et il lit les formats de livres électroniques les plus courants actuellement (pdf, epub, txt, html). Ce lecteur me satisfait pleinement.

La prochaine fois, je vous parlerais tricot. :dunce_tb:

Quoi de neuf ?

Bon ben c’est un peu raté pour des mises à jour de blog plus fréquentes :sad:

A part ça, quoi de neuf, en vrac et dans le désordre…

Commencé et fini un Aeolian Shawl version « shoulderette »

Mélange filé main, de 50% mérinos et 50% soie, de chez Fleece artist. J’avais obtenu 440 mètres pour 50 grammes, j’ai donc fait la version « shoulderette ».

Plan rapproché, mais on distingue mal les perles que j’ai utilisées, nacrées dans les tons de rouge et or :

Pas grand’chose d’autre en tricot, il faut dire que j’ai de l’occupation ailleurs en ce moment.

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Tri d’une toison de mouton race « roux ardennais » croisé. J’ai commencé à la laver, ensuite, cardage et filage. (Ce n’est pas le moment de porter une jolie petite robe en lin écru ;))

A propos de filage, j’étais allée au festival d’histoire vivante de Marle, dont le thème cette année, était le Moyen-âge. Si sur le plan de la reconstitution, c’était comme toujours, très réussi ; en revanche les arts textiles ont été très mal représentés, à mon grand désolement. Juste une roue à filer (ancêtre du rouet) et personne à s’en servir, et un « pauvre » tissage aux tablettes. Quel dommage. Les reconstitutionnistes de l’antiquité s’intéressent davantage à ces travaux d’artisanat, que les médiévistes. Pourtant, le filage faisait partie des tâches quotidiennes, et sans filage, pas de textiles.

Je suis toujours aussi étonnée que d’une manière générale, le filage intéresse bien moins que le tissage, alors que sans filage, pas de tissage. Comme si ce savoir-faire avait évolué avec l’Homme, que c’est une chose si évidente et naturelle, qu’on laisse désormais faire les machines à notre place, sans trop y penser. Et donc, c’est un peu comme si l’on n’avait plus « conscience » du fil, il est là, simplement. Bref, à méditer…

Et pour en revenir à nos moutons, à Marle pas vraiment de filage, mais l’échoppe d’un artisan qui travaillait le métal, et qui vendait… des fusaïoles ! J’ai sauté sur l’avant-dernier exemplaire qu’il avait, une très belle fusaïole, reproduction d’un modèle très courant du IXème au XVIème siècle.

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Vue des deux faces, la face en étoile était très courante, la face avec le dessin en spirale, plus rare.

Cette fusaïole est en étain, mais à l’origine on les trouvait moulées en plomb. Elle est assez lourde car elle pèse 50 grammes, et son diamètre est petit, 3,5 mm. Son poids couplé à son faible diamètre lui donnent une bonne inertie et une rotation rapide, un régal à voir… et à utiliser !

J’ai bricolé un bâton de bois pour pouvoir utiliser mon fuseau :

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Ce qui me fait à ma collec’ deux fuseaux historiques, un médiéval, et un antique. J’espère continuer à trouver de tels trésors.

Toujours dans le filage, je file par-ci, par-là. Je m’intéresse de près aux charkhas et aux roues à filer en ce moment. Je consacrerais probablement un article à ce type de rouets et à la manière spéciale de les utiliser, bientôt.

Voici quelques uns de mes derniers filages :

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Un fil fantaisie en pur acrylique, aux couleurs de l’arc-en-ciel. C’est très long à faire, et gros consommateur de fibre, mais j’aime le rendu !

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Un mélange de gotland et de mohair, un vrai régal, filé « woollen », je vais en refaire d’autre :tongue3_tb:

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Et enfin, de l’agneau solognot, j’aime cette couleur miel chaud, qui est la couleur de la toison.

Le week-end prochain j’anime un stage « perfectionnement » à Semur-en-Auxois. L’été s’annonce bien rempli.

De retour

Le temps file aussi vite que mon rouet n’avale la laine… Pratiquement 1 mois sans mise à jour, je bat des records… d’absence ! :thumbdown_tb:

Les raisons :

La fête médiévale de Semur-en-Auxois, où je faisais une animation filage, tranquille à l’ombre d’un arbre alors que le soleil dardait tous ses rayons  sous une chaleur écrasante :

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Le festival renaissance de Marville, à deux pas de chez moi, et cet amusant anachronisme :

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Ce fut l’occasion de revoir Dominique.be (Tricotnordique), et aussi de boire une petite bière Belge dans l’un des plus beaux village de Wallonie, juste à côté :drunk_tb:

Et enfin ce week-end, le Solstice d’été à Bibracte, et une exposition textile au musée. Après une semaine de très mauvais temps digne d’un mois de novembre, samedi le soleil était radieux et j’ai découvert le Morvan sous ses plus beaux atours.

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Vue depuis le Mont-Beuvrey (altitude 800 m), à l’emplacement de la ville Gauloise de Bibracte. Nefrice (Tricotnordique et Forum Filage, au centre sur la photo) travaille au musée de Bibracte, et nous a fait visiter le site et le musée ; ce fut vraiment passionnant de découvrir l’histoire de ces gaulois et de cette ville abandonnée. Nous avons clôturé la visite par un repas typiquement gaulois arrosé de cervoise :tongue1_tb:

Alors, niveau tricot, pas grand’chose de neuf, je tricote à la vitesse d’un escargot… enfin voici tout de même le gilet Drops en coton nat de chez Fonty terminé :

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Je rappelle que les couleurs sont celles des fleur de coton, pas de teinture.

Un petit filage pour une future laine à chaussette, un mélange spécial chaussette, 70% mérinos superwash et 30% nylon

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Teintures alimentaires (et oui ça tient très bien sur le nylon).

Et puis Cécile, de Belgique, est venue me rendre visite et m’a apporté un peu de toison de ses moutons, de race Est à laine mérinos. L’est à laine mérinos est un mouton typique d’Alsace-Lorraine et des zones limitrophes dont la Belgique et l’Allemagne.

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C’est un mouton qui a en général une très belle laine, assez fine.

Les mèches de cette toison étant bien distinctes, et longues, j’ai opté pour les peigner, plutôt que pour les carder.

On remplis un peigne :

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Avec le deuxième peigne, ben on peigne (en fait, on transfert d’un peigne à l’autre), et au bout de deux passages  (transfert sur le peigne mobile, puis sur le peigne fixe), on obtient ce nuage prêt à être filé :

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Et le fil terminé, avec une aiguille de 2 mm pour l’échelle :

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Peigner la laine plutôt que la carder, va permettre de filer un fil beaucoup plus fin, et plus solide. En contrepartie, il sera un peu moins doux et plus dense. Il y a néanmoins beaucoup de déchet au peignage, mais on ne garde que les fibres les plus longues, que l’on aligne parallèlement lors du processus. Le cardage, quant à lui, aère les fibres, et conserve donc toutes les différentes longueurs. L’un ou l’autre processus est à utiliser donc, selon le type de fil fini souhaité.

Bon je vais essayer de faire des mises à jour de mon blog un peu plus rapprochées, bien que c’est la pleine saison des sorties, avec le Festival d’Histoire vivante de Marle dans 15 jours (je ne raterai cela pour rien au monde !) et la fête de la musique la semaine prochaine :jittery_tb: