Le printemps arrive

Quand on a des animaux, on est plus attentif aux passages des saisons, il y a des signes qui ne trompent pas. Ainsi quand Polichinelle, ma lapine, a commencé à s’arracher quelques touffes de poils, c’est qu’elle a estimé le moment venu pour des petits lapins.

Polichinelle, lapin-chèvre

1 mois de gestation et 1 semaine plus tard, les lapereaux sont nés, pour ma plus grande joie. Je ne veux pas les toucher pour les compter (à priori entre 6 et 8), je me contente de les observer grandir. Ce sera la surprise du nombre quand ils sortirons du nid, bientôt…

Lapereaux d’une semaine

Je suis contente d’avoir ces petits lapereaux, cela faisait 1 année que j’attendais de pouvoir reproduire mes lapins-chèvre, la race est rare, je voudrais vraiment en faire l’élevage. D’autant plus que ce sont des lapins rustiques et vraiment adorables, et que perso, j’aime leurs grandes oreilles et leur beau et doux pelage noir et feu.

Je pensais avoir un couple et j’avais deux femelles ! Il m’a fallu trouver un mâle de cette race, pas facile à moins de traverser la France et encore. Par un concours de circonstance incroyable (à ce stade-là j’en suis encore à me demander si c’était vraiment du hasard), il est arrivé en mai dernier ce petit mâle qui s’appelle « Roudoudou ». Mais âgé de 2 mois donc encore loin d’être en âge de se reproduire. J’ai attendu patiemment… en priant pour ne pas perdre l’un de mes lapins.

Roudoudou, un lapin-chèvre

Le printemps qui arrive, c’est aussi les crêtes rouges des poules qui recommencent à pondre après une pause hivernale bien méritée.

La Noiraude, meusienne croisée pékin, en train de pondre dans un pondoir en osier

Des poules meusiennes

Madeleine, une adorable poule pékin gris perle, qu’un ami éleveur m’a offert. C’est la plus familière de toutes mes poules, elle n’hésite pas à voler jusque sur mon bras, et à se percher sur mon épaule.

Madeleine, pékin gris perle

Un petit coq pékin tout mignon

Le printemps c’est aussi les travaux de jardin qui reprennent, les poules sont toujours prêtes pour nous donner un coup de patte 😉

Travaux de jardin

Visite au jardin

Le potager sans travail du sol : les haricots poussent le long des maïs

Le potager sans travail du sol : les haricots poussent le long des maïs

Le potager sans travail du sol, haricots, arroches, tomates et divers légumes anciens

Le potager sans travail du sol, haricots, arroches, tomates et divers légumes anciens

Monarde fistuleuse

Monarde fistuleuse ou « thé d’Oswego », les feuilles se consomment en boisson

Millepertuis

Millepertuis, on en fait une huile cicatrisante en cosmétique

Blé ancien variété Sonora

Blé ancien variété Sonora, au goût délicieux et particulier

Camomille partenelle

Camomille partenelle, une médicinale

Mauve Sylvestre

Mauve Sylvestre, les feuilles se consomment comme les épinards

Joubarbe araignée

Joubarbe araignée, la joubarbe est l’équivalent de l’aloé vera sur le plan cosmétique, mais en version indigène

Joubarbe director jacobs

Joubarbe director jacobs

Une poule au miieu des tomates

Une poule au milieu des tomates

Thym laineux

Thym laineux, se consomme comme les autres thyms

Hélicryste et vigne

Hélicryste et vigne donnent de l’ombre au poulailler ; l’hélycriste s’appelle aussi « herbe à curry » et s’utilise en cuisine

Pêches

Pêches

Moro Sphynx sur fleurs de saponaire

Moro Sphynx sur fleurs de saponaire

Cardère des villes, la vraie cardère à foulons

Cardère des villes, la vraie cardère à foulons qui servait à foulonner la laine avant que l’on ne la remplace par l’acier

Poivrier de Sichuan en fleurs

Poivrier de Sichuan, une variété d’agrume rustique ; les baies et les feuilles sont aromatiques et parfument traditionnellement le riz en Chine

Un jeune ragondin

Un jeune ragondin

Epinard-fraise

Epinard-fraise (tout se consomme, feuilles et fruits)

Edelweiss

Fleurs d’edelweiss si particulières

Fucshias

Les fucshias et leurs jolis jupons colorés

Un lobelia s'est installé avec une agave

Un lobelia s’est installé avec une agave

Tabac indien

Tabac indien « mochato » (plante chamanique)

Tomate indigo

Tomate indigo

Jardinage saison 2015

Le printemps pointe le bout de son nez, même si plusieurs personnes de mon entourage m’ont dit que l’hiver n’était pas fini. Mais mes poules et coqs me disent quant à eux que la saison des amours est bel et bien commencée, ça drague, ça pond, bientôt des poussins ! Et donc c’est le moment pour planifier les semis et les premières plantations ! :clap_tb:

Plus je réfléchis à l’agriculture, le jardinage, l’élevage, plus je me dis qu’il ne sert à rien d’aller contre la nature, mais d’en faire partie, tout simplement. L’homme, au travers de notre société capitaliste, pense qu’il peut tout maîtriser : les individus, les animaux, les végétaux, le climat… c’est mal connaître notre environnement, c’est aussi faire preuve de beaucoup d’orgueil.

Ma réflexion a commencé avec le fait que j’aime les épinards, mais que j’ai un peu de mal à en avoir pour plusieurs raisons dont la principale est les oiseaux : ceux du ciel, mais surtout les oiseaux terrestres (à l’époque des semis d’épinard, mes poussins pouvaient passer entre les mailles du grillage qui protège le jardin, et donc il est très difficile dans ces cas-là d’arriver à réaliser des semis corrects… cette année je vais m’arranger pour que ça n’arrive plus :nono_tb: ).

L’idée de chercher une plante plus facile de culture et qui pourrait remplacer avantageusement l’épinard s’est imposée, citons comme candidats au remplacement  l’arroche, le chénopode Bon Henri et l’amaranthe cultivée pour ses feuilles (il existe également des amaranthes cultivées pour leurs graines). Les trois vont figurer dans mon jardin pour cette saison. L’amaranthe est de plus particulièrement décorative.

Pour aller plus loin dans l’idée de produire facilement certains légumes, il existe des versions anciennes de nos légumes modernes, voir des légumes carrément oubliés : le poireau perpétuel, le chou Daubeton, la cive de Saint-Jacques, l’oignon rocambole, la raiponce (ils figurent désormais dans mon jardin). On peut également citer l’ail vivace, le crambé maritime (une sorte de chou), l’artichaut. Ces variétés sont évidemment moins productives que leurs versions modernes, mais bien plus simples à cultiver car vivaces, et si j’en lis les commentaires du net, plus goûteuses. On va voir !

D’autres nouveautés dans mon jardin cette saison, une variété de topinambour améliorée,un chou frisé de Sibérie, du chou quintal d’Alsace pour la choucroute (une réussite en passant, d’avoir fait notre choucroute). Et puis des arbres et arbustes à fruit (sureau, cornouiller, asiminier, des kiwaii et d’autres variétés fruitières plus communes mais parfois rares comme une quetsche blanche de Moselle et une prune en variété très locale).

L’idée c’est d’arriver à avoir la plus grande variété possible de légumes et fruits sur un minimum d’espace. Cela prends du temps de trouver les variétés qui conviennent à la terre, au climat, au jardinier ! J’ai un peu l’impression de réinventer la roue dans certains cas, je m’attend à des échecs pour certaines des plantes que j’ai choisies, mais je suis déterminée à obtenir à terme un jardin productif. En tout cas le non-travail du sol et le paillage de l’année dernière a été une réussite, couplé au fait d’avoir des poules et donc un bon amendement pour la terre (paille de chanvre + fientes bien compostées). A suivre !

Quelques adresses de plantes originales :

  • Pépinière Deloulay : des plants de légumes anciens, de petits fruits, un beau choix de plantes aromatiques
  • La Ferme de Sainte Marthe : semences et plants potagers
  • Kokopelli : semences libres de droit, impossible de ne pas trouver chaussure à son pied !
  • Ribanjou : arbres et arbustes fruitiers
  • Sebtan : arbres et arbustes fruitiers originaux, toute la gamme n’est pas en ligne, il faut demander les tarifs.