A l’atelier

Sur le métier à ratière, la série d’écharpes en soie se termine…

Tissage en cours

Tissage en cours

L’écharpe terminée, motif création personnelle à partir d’une image clipart et de logiciels libres (The Gimp et Db-Weave). Il s’agit d’une feuille d’érable en sergé 2/2 sur fond de satin 4/1. Soie en chaîne et trame, 24 cadres et 16 fils au cm, l’un des tissages les plus fins que j’ai réalisé jusqu’ici.

Echarpe en soie, motif perso

Echarpe en soie, motif perso

Une autre écharpe sur la même chaîne, motif trouvé sur handweaving.net, armure satin :

Echarpe en soie

Echarpe en soie

Paradoxalement, j’aime tisser des choses simples sur mon métier Saori à deux cadres.

Chaîne

Chaîne

J’ai doublé le nombre de lisses sur ce petit métier, ce qui me permet d’aller jusqu’à 10 fils au cm en pleine largeur, c’est très bien pour un tissu fin destiné à un vêtement, cela m’ouvre des perspectives (plus le temps passe et plus j’aime les tissages fins).

Armure toile

Armure toile

Un autre tissu sur le même métier, et qui sera lui aussi destiné à un vêtement, coton en couleurs naturelles (les nuances sont subtiles on les distingue mal) :

Toile pour pantalon ou chemisier

Toile pour pantalon ou chemisier

Dans mon bureau, il me reste mon David 8 cadres sur lequel j’ai démarré un tissage « echo »  :

Echo sur 8 cadres

Echo sur 8 cadres

Mais je dois dire que je suis plus assidûe sur mon Dobby, la nouvelle chaîne, toujours 24 cadres, un tissage « network » création personnelle :

Network sur 24 cadres

Network sur 24 cadres

Jardinage saison 2015

Le printemps pointe le bout de son nez, même si plusieurs personnes de mon entourage m’ont dit que l’hiver n’était pas fini. Mais mes poules et coqs me disent quant à eux que la saison des amours est bel et bien commencée, ça drague, ça pond, bientôt des poussins ! Et donc c’est le moment pour planifier les semis et les premières plantations ! :clap_tb:

Plus je réfléchis à l’agriculture, le jardinage, l’élevage, plus je me dis qu’il ne sert à rien d’aller contre la nature, mais d’en faire partie, tout simplement. L’homme, au travers de notre société capitaliste, pense qu’il peut tout maîtriser : les individus, les animaux, les végétaux, le climat… c’est mal connaître notre environnement, c’est aussi faire preuve de beaucoup d’orgueil.

Ma réflexion a commencé avec le fait que j’aime les épinards, mais que j’ai un peu de mal à en avoir pour plusieurs raisons dont la principale est les oiseaux : ceux du ciel, mais surtout les oiseaux terrestres (à l’époque des semis d’épinard, mes poussins pouvaient passer entre les mailles du grillage qui protège le jardin, et donc il est très difficile dans ces cas-là d’arriver à réaliser des semis corrects… cette année je vais m’arranger pour que ça n’arrive plus :nono_tb: ).

L’idée de chercher une plante plus facile de culture et qui pourrait remplacer avantageusement l’épinard s’est imposée, citons comme candidats au remplacement  l’arroche, le chénopode Bon Henri et l’amaranthe cultivée pour ses feuilles (il existe également des amaranthes cultivées pour leurs graines). Les trois vont figurer dans mon jardin pour cette saison. L’amaranthe est de plus particulièrement décorative.

Pour aller plus loin dans l’idée de produire facilement certains légumes, il existe des versions anciennes de nos légumes modernes, voir des légumes carrément oubliés : le poireau perpétuel, le chou Daubeton, la cive de Saint-Jacques, l’oignon rocambole, la raiponce (ils figurent désormais dans mon jardin). On peut également citer l’ail vivace, le crambé maritime (une sorte de chou), l’artichaut. Ces variétés sont évidemment moins productives que leurs versions modernes, mais bien plus simples à cultiver car vivaces, et si j’en lis les commentaires du net, plus goûteuses. On va voir !

D’autres nouveautés dans mon jardin cette saison, une variété de topinambour améliorée,un chou frisé de Sibérie, du chou quintal d’Alsace pour la choucroute (une réussite en passant, d’avoir fait notre choucroute). Et puis des arbres et arbustes à fruit (sureau, cornouiller, asiminier, des kiwaii et d’autres variétés fruitières plus communes mais parfois rares comme une quetsche blanche de Moselle et une prune en variété très locale).

L’idée c’est d’arriver à avoir la plus grande variété possible de légumes et fruits sur un minimum d’espace. Cela prends du temps de trouver les variétés qui conviennent à la terre, au climat, au jardinier ! J’ai un peu l’impression de réinventer la roue dans certains cas, je m’attend à des échecs pour certaines des plantes que j’ai choisies, mais je suis déterminée à obtenir à terme un jardin productif. En tout cas le non-travail du sol et le paillage de l’année dernière a été une réussite, couplé au fait d’avoir des poules et donc un bon amendement pour la terre (paille de chanvre + fientes bien compostées). A suivre !

Quelques adresses de plantes originales :

  • Pépinière Deloulay : des plants de légumes anciens, de petits fruits, un beau choix de plantes aromatiques
  • La Ferme de Sainte Marthe : semences et plants potagers
  • Kokopelli : semences libres de droit, impossible de ne pas trouver chaussure à son pied !
  • Ribanjou : arbres et arbustes fruitiers
  • Sebtan : arbres et arbustes fruitiers originaux, toute la gamme n’est pas en ligne, il faut demander les tarifs.

Transformer un canard

Cette année, pour les fêtes, plutôt que la traditionnelle dinde, le foie gras ou le saumon, on a décidé de faire des plats simples, mais d’exception, avec des produits locaux.

Le canard se trouve souvent pour les fêtes, mais rôti, c’est une viande sèche, plutôt décevante à mon goût, alors que les magret sont si délicieux préparés à part ! Cela nous a donné l’idée de transformer un canard que l’on avait commandé à un producteur local bio, en rillettes, confit et magret séché.

Canard bio

Canard bio

Nous avons commencé par retirer les magrets (et les aiguillettes éventuellement). Ils peuvent être soit cuisinés à part, soit comme ici, séchés.

Le magret est paré

Le magret est paré

Puis nous avons retiré les cuisses, découpé la carcasse du canard, et mis le tout à cuire longtemps.

Toute la carcasse, la peau, les os, sont cuits longtemps.

Toute la carcasse, la peau, les os, sont cuits longtemps.

On peut ajouter des aromates et du vin à cette étape.

La viande pour les rillettes est cuite.

La viande pour les rillettes est cuite.

Une fois tout bien cuit, on prélève les cuisses confites pour les cuisiner à part (ça serait dommage de les mettre dans la rillette).
On retire la viande de la carcasse, on retire la peau et tout ce qui ne se mange pas.

On retire les eaux, la peau et tout ce qui ne se consomme pas. On malaxe bien le tout.

La viande avant malaxage.

La viande est bien malaxée et mélangée à la graisse de cuisson. On assaisonne au besoin, on met en pot et voilà !

Les rillettes sont mises en bocal.

Les rillettes sont mises en bocal.

Le magret séché n’est pas plus difficile à réaliser. Il est tout de suite mis dans du sel et au réfrigérateur pour 24 à 48 h.

Le magret est mis dans du sel.

Le magret est mis dans du sel.

Au bout de ce laps de temps, la viande a rendu toute son eau.

Après 1 ou 2 jours passé dans le sel, le magret perds son eau.

Après 1 ou 2 jours passé dans le sel, le magret perds son eau.

On la sort de la saumure, on la badigeonne encore de sel, on l’emballe dans un torchon et on laisse au frais (10-12°C) pendant 10 à 15 jours.

Le magret est séché, puis au bout de 10-15 jours il est prêt à déguster !

Le magret est séché, puis au bout de 10-15 jours il est prêt à déguster !

C’est une manière de faire, mais sur internet on trouve d’autres recettes. En tout cas cela vaut vraiment la peine de transformer soi-même un canard. D’une part c’est tellement meilleur que ce qu’on trouve dans le commerce, d’autre part c’est bien plus économique !

Et puis rillettes et magret séché sont une manière de conserver la viande sans avoir recours à la fée électricité. Des plats tout simples, mais dont on avait oublié le goût…