Les cosmétiques aussi

J’ai toujours été très méfiante avec les cosmétiques en général, avec dans l’idée que moins j’en met et mieux je me porte. Seulement je suis obligée, depuis mon adolescence, de m’hydrater quotidiennement le visage, le corps, les mains avec des crèmes spécifiques qu’on ne trouve qu’en pharmacie. Les crèmes plus courantes, même chères, n’étant pas assez hydratantes pour moi. Les joies de la dermatite atopique et tout ce qui en découle.
Au fil du temps j’avais trouvé un équilibre, trouvé des marques de crèmes qui me convenaient à moi et à ma peau, au demeurant pas sujette à allergie mais tellement sèche.

Et puis j’ai commencé à regarder d’un peu plus près la composition de mes flacons, mmmmh un peu trop d’ingrédients dans tout ça, et ce parfum synthétique, toujours, moi qui m’en serait passée finalement (sauf ma crème visage qui n’en contenait pas, mais des conservateurs très limites). Et puis est-ce bien normal qu’une crème puisse durer des années sans bouger ?

Alors j’ai commencé à choisir une crème dans un magasin bio, parmi le vaste choix. Je déteste chercher quelque chose dans un rayon. On trouve de tout mais jamais quelque chose de simple et d’efficace. J’ai choisi ce qui me semblait le « moins pire ».
C’était déjà mieux, moins de conservateurs, des parfums plus naturels d’huiles essentielles, mais pas suffisamment hydratantes, impossible de se passer de cette crème issue de l’industrie pétrolière, si bon marché, qu’on ne trouve qu’en pharmacie, spéciale « peau atopique » (et là je suppose que tous ceux qui sont comme moi voient de quelle marque je parle !).

Je ne sais pas comment je suis arrivée là mais l’idée d’essayer de faire mes crèmes m’est tout à coup apparue. Cela me permet d’une part de m’affranchir de l’achat de cosmétiques spécifiques, d’autre part de maîtriser éventuellement ce que je met sur mon corps et enfin de choisir mes ingrédients, et pourquoi pas  arriver à faire des formulations qui vont me convenir ?

Bon c’est pas gagné. Une peau atopique, j’avais presque oublié ce que c’était à force. Enfin me voilà à faire des essais, avec la ferme intention de me passer totalement des crèmes du commerce, même bio. Ce que j’arrive quand même à faire depuis un petit mois, car je n’utilise plus que mes crèmes maison, mais parfois avec un petit coup de stress le soir, quand la nouvelle crème laisse la peau qui tiraille, avec les rougeurs qui reviennent au galop.

Crème hydratante

Crème hydratante avec de l’huile végétale de cameline et huile essentielle ylang-ylang

Cela dit je me suis vraiment prise au jeu, et ma première phase de test consiste à essayer diverses cires émulsifiantes (en proportions variables pour tester les textures) et huiles végétales qui conviennent aux peaux sèches : macadamia (c’est très bien), huile d’amande douce (seule elle ne me convient pas du tout, me laisse la peau qui tiraille), chanvre (ça semble super ! mais j’ai raté mon émulsion), cameline (j’ai encore du mal à me prononcer, c’est trop récent). Il faut encore que je teste l’huile d’olive, et sûrement que je vais trouver d’autres huiles, mais je n’ai pas envie de faire trop dans la fantaisie exotique, si possible.

J’essaye d’incorporer des émollients et des agents hydratants, comme la glycérine, l’urée. Le sel a l’air de faire déphaser les crèmes, dommage, il me semble que cela pourrait être intéressant. Le miel est prometteur aussi, mais il fera tourner trop vite mes préparations or je n’ai pas envie de les bourrer de conservateurs. J’ai envie de faire des macérâts huileux avec des plantes comme le calendula, ainsi que de la teinture mère de propolis (j’ai tous les ingrédients, il faut que je m’y mette).

Baume hydratant

Baume hydratant pour les mains, à l’huile de coco, amande douce, cire d’abeille, glycérine, miel et huile essentielle de citron

Je vais aussi sûrement trouver des plantes intéressantes dans mon jardin. Le printemps bat son plein, les paysages sont magnifiques. Les arbres fruitiers sont en fleurs, espérons qu’il ne gèle plus trop fort ni qu’une mauvaise pluie fasse couler les fleurs.

Une partie du jardin au printemps.

Une partie du jardin au printemps.

A l’atelier

Sur le métier à ratière, la série d’écharpes en soie se termine…

Tissage en cours

Tissage en cours

L’écharpe terminée, motif création personnelle à partir d’une image clipart et de logiciels libres (The Gimp et Db-Weave). Il s’agit d’une feuille d’érable en sergé 2/2 sur fond de satin 4/1. Soie en chaîne et trame, 24 cadres et 16 fils au cm, l’un des tissages les plus fins que j’ai réalisé jusqu’ici.

Echarpe en soie, motif perso

Echarpe en soie, motif perso

Une autre écharpe sur la même chaîne, motif trouvé sur handweaving.net, armure satin :

Echarpe en soie

Echarpe en soie

Paradoxalement, j’aime tisser des choses simples sur mon métier Saori à deux cadres.

Chaîne

Chaîne

J’ai doublé le nombre de lisses sur ce petit métier, ce qui me permet d’aller jusqu’à 10 fils au cm en pleine largeur, c’est très bien pour un tissu fin destiné à un vêtement, cela m’ouvre des perspectives (plus le temps passe et plus j’aime les tissages fins).

Armure toile

Armure toile

Un autre tissu sur le même métier, et qui sera lui aussi destiné à un vêtement, coton en couleurs naturelles (les nuances sont subtiles on les distingue mal) :

Toile pour pantalon ou chemisier

Toile pour pantalon ou chemisier

Dans mon bureau, il me reste mon David 8 cadres sur lequel j’ai démarré un tissage « echo »  :

Echo sur 8 cadres

Echo sur 8 cadres

Mais je dois dire que je suis plus assidûe sur mon Dobby, la nouvelle chaîne, toujours 24 cadres, un tissage « network » création personnelle :

Network sur 24 cadres

Network sur 24 cadres

Jardinage saison 2015

Le printemps pointe le bout de son nez, même si plusieurs personnes de mon entourage m’ont dit que l’hiver n’était pas fini. Mais mes poules et coqs me disent quant à eux que la saison des amours est bel et bien commencée, ça drague, ça pond, bientôt des poussins ! Et donc c’est le moment pour planifier les semis et les premières plantations ! :clap_tb:

Plus je réfléchis à l’agriculture, le jardinage, l’élevage, plus je me dis qu’il ne sert à rien d’aller contre la nature, mais d’en faire partie, tout simplement. L’homme, au travers de notre société capitaliste, pense qu’il peut tout maîtriser : les individus, les animaux, les végétaux, le climat… c’est mal connaître notre environnement, c’est aussi faire preuve de beaucoup d’orgueil.

Ma réflexion a commencé avec le fait que j’aime les épinards, mais que j’ai un peu de mal à en avoir pour plusieurs raisons dont la principale est les oiseaux : ceux du ciel, mais surtout les oiseaux terrestres (à l’époque des semis d’épinard, mes poussins pouvaient passer entre les mailles du grillage qui protège le jardin, et donc il est très difficile dans ces cas-là d’arriver à réaliser des semis corrects… cette année je vais m’arranger pour que ça n’arrive plus :nono_tb: ).

L’idée de chercher une plante plus facile de culture et qui pourrait remplacer avantageusement l’épinard s’est imposée, citons comme candidats au remplacement  l’arroche, le chénopode Bon Henri et l’amaranthe cultivée pour ses feuilles (il existe également des amaranthes cultivées pour leurs graines). Les trois vont figurer dans mon jardin pour cette saison. L’amaranthe est de plus particulièrement décorative.

Pour aller plus loin dans l’idée de produire facilement certains légumes, il existe des versions anciennes de nos légumes modernes, voir des légumes carrément oubliés : le poireau perpétuel, le chou Daubeton, la cive de Saint-Jacques, l’oignon rocambole, la raiponce (ils figurent désormais dans mon jardin). On peut également citer l’ail vivace, le crambé maritime (une sorte de chou), l’artichaut. Ces variétés sont évidemment moins productives que leurs versions modernes, mais bien plus simples à cultiver car vivaces, et si j’en lis les commentaires du net, plus goûteuses. On va voir !

D’autres nouveautés dans mon jardin cette saison, une variété de topinambour améliorée,un chou frisé de Sibérie, du chou quintal d’Alsace pour la choucroute (une réussite en passant, d’avoir fait notre choucroute). Et puis des arbres et arbustes à fruit (sureau, cornouiller, asiminier, des kiwaii et d’autres variétés fruitières plus communes mais parfois rares comme une quetsche blanche de Moselle et une prune en variété très locale).

L’idée c’est d’arriver à avoir la plus grande variété possible de légumes et fruits sur un minimum d’espace. Cela prends du temps de trouver les variétés qui conviennent à la terre, au climat, au jardinier ! J’ai un peu l’impression de réinventer la roue dans certains cas, je m’attend à des échecs pour certaines des plantes que j’ai choisies, mais je suis déterminée à obtenir à terme un jardin productif. En tout cas le non-travail du sol et le paillage de l’année dernière a été une réussite, couplé au fait d’avoir des poules et donc un bon amendement pour la terre (paille de chanvre + fientes bien compostées). A suivre !

Quelques adresses de plantes originales :

  • Pépinière Deloulay : des plants de légumes anciens, de petits fruits, un beau choix de plantes aromatiques
  • La Ferme de Sainte Marthe : semences et plants potagers
  • Kokopelli : semences libres de droit, impossible de ne pas trouver chaussure à son pied !
  • Ribanjou : arbres et arbustes fruitiers
  • Sebtan : arbres et arbustes fruitiers originaux, toute la gamme n’est pas en ligne, il faut demander les tarifs.