Iridescence

Un essai de tissage « iridescent » selon Bobbie Irwin dans son ouvrage « weaving iridescence » :

L’iridescence est la propriété de certaines surfaces qui semblent changer de couleur selon l’angle de vue ou d’illumination.

En utilisant certaines couleurs entr’elles, avec certains fils (brillants), on arrive à recréer optiquement cet effet en tissage. On peut également l’imiter visuellement en représentant les moirures avec certaines techniques de tissage comme le tissage type « réseau »

Le métier à tisser Erica de Louët est vraiment le compagnon idéal pour tisser dehors à la belle saison, car il est petit et léger. Ce qui ne l’empêche pas de faire aussi bien qu’un plus grand.
Tissage réalisé en coton mercerisé 20/2 à 12 fils au cm. Bleu cyan pour la chaîne, et vert pomme pour la trame, l’armure est une dentelle huck à base de toile.

Machine à tricoter

L’été dernier on m’a donné une machine à tricoter qui a probablement mon âge (autrement dit, plus très jeune :tongue3_tb: )

Erka 12 + T4

C’est comme ça que je me suis remise au tricot machine après des années d’arrêt…  Le premier :

Pull en pure laine avec teintures végétales

Le deuxième, pour lequel je me suis inspirée d’un modèle Drops, et dont j’ai réalisé spécifiquement les teintures végétales :

Cardigan pure laine avec des teintures végétales

Pour les couleurs : beige avec le châtaignier, noir avec l’indigo et la garance, rouge avec la laque, jaune avec la rhubarbe, violet avec la cochenille et du sulfate de fer, vert avec du genêt et du sulfate de cuivre.

Évidemment le virus m’a (re)prise :rolleyes_tb:
J’ai eu envie d’une machine grosse jauge pour tricoter des laines plus épaisses et donner un aspect « tricot-main » à mes réalisations. Une Brother est donc arrivée.

Brother double-fonture grosse jauge 150 aiguilles

J’aime bien les machines mécaniques, je suis restée dans le système avec des cartes perforées. Même si cela me limite un peu plus dans le choix des motifs, j’apprécie grandement le fait de ne pas avoir de contraintes de câble, logiciel et ordinateur.

Veste en pure laine qualité « rustique » de Fonty

Veste en pure laine qualité « Cap Nord »

J’ai découvert que l’on pouvait réaliser des motifs proches des points irlandais simplement avec des mailles glissées (« tuck » dans le jargon anglais du tricot machine), Ricky Mundstock dans les années 1990 a publié beaucoup de modèles qu’on ne trouve plus que d’occasion.

Gilet avec fausses torsades (tuck) en Soft Tweed

J’ai aussi découvert les magnifiques modèles et jacquards d’Iris Bishop, qu’on peut encore trouver par-ci par-là neuf ou d’occasion.

Veste celtique en Zéphir doublée, modèle Iris Bishop

Et sa façon spécifique de réaliser des pulls à empiècement en rond sur une machine à tricoter…

Pull en rond en Zephir doublée, modèle Iris Bishop

Pull en rond, modèle Iris Bishop

J’ai continué à creuser cette voie car j’aime décidément beaucoup ce type de pull :

Pull en rond en coton 8/2 doublé

Pull en rond en coton 8/2 doublé

Et puis l’été est arrivé et j’ai mis le tricot en pause 😀

Une petite nouvelle à l’atelier

Une nouvelle venue à l’atelier : une machine à tricoter circulaire « La Gauloise éclair » de 96 aiguilles, datant des années 1910. La marque est française mais la machine a probablement été fabriquée en Angleterre par Harrisson pour le marché français. Elle ressemble aussi très fort à la Wikuna hollandaise.

Machine à tricoter circulaire « La Gauloise »

Et voilà, pratiquement 110 ans après, la machine fonctionne toujours aussi bien, j’ai pu faire une chaussette tout en côtes, la suivante arrive.

Arrivée partiellement démontée dans sa caisse en bois d’origine, la machine après un bon nettoyage et dégrippage est complète et parfaitement fonctionnelle. Comme d’habitude, il faut commencer par mettre des aiguilles neuves, mais je finis par connaître fournisseur, modèle à choisir et jauge 🙂

Machine à tricoter circulaire « La Gauloise »

La machine est équipée d’une sonnerie « sans rival » qui permet de détecter un nœud dans le fil ; le fil est guidé dans un œillet puis passe à travers une petite languette qui ne demande qu’à heurter la sonnette à la moindre résistance : il fallait y penser. Le système était breveté. J’adore cette petite sonnette, je n’en avais jamais vu ou entendu parler jusqu’ici.

Le cylindre de 96 aiguilles et le plateau de 48 est un peu intimidant au départ (bien que la Semeuse Jacquard que je possède a un cylindre de 130 aiguilles et je m’y fait petit à petit), mais cette machine fonctionne vraiment très bien, elle est fluide et tricoter des chaussettes tout en côtes est un vrai régal une fois qu’on a trouvé la laine qui va bien (en l’occurrence, la Zephir de Fonty est parfaite).

Chaussette en cours de réalisation

Avec la machine il y avait un catalogue des établissements Amineau, j’estime la date aux environs de 1930 donc postérieur à la machine (peut-être que le / la propriétaire rêvait d’une autre tricoteuse, linéaire ou plus performante ?). Et oh joie, il y a également des indications sur la façon de procéder à l’époque pour l’achat puis ensuite la fabrication des chaussettes en vue de les vendre. Un document à mes yeux inestimable donc. Je l’ai scanné, et le voici !

Catalogue Amineau

Une autre pépite venue avec la machine : le mode d’emploi d’époque. En très mauvais état hélàs, mais qui donc bouffe le papier comme ça :furious_tb: Des souris ? En tout cas, en exclusivité mondiale, voici un mode d’emploi pour machine à tricoter circulaire en français ! :king_tb:

Mode d’emploi La Gauloise

Je rigole, mais n’empêche que je n’en ai jamais trouvé aucun sur le net en français (ou alors il faut payer). Dans ce mode d’emploi il y a une explication pour tricoter la pointe des chaussettes « à la française » que je n’avais jamais vu ailleurs.

Je renouvelle ma demande de collecte d’informations ayant trait aux machines à tricoter circulaires : tout ce que vous pourrez me dire ou me fournir m’intéresse au plus haut point.