Suite des aventures

J’ai voulu mettre mon blog à jour hier soir, mais c’était sans compter sur Free mon hébergeur, qui devait rencontrer quelques soucis techniques.

Côté filage, mon rouet est opérationnel, lasuré (couleur bois de rose) et sec :
Rouet vernis
Il est légèrement satiné, c’est un vrai petit bijou autant décoratif que fonctionnel, tout ce que j’aime !
Mes débuts se sont bien passés. Après un petit moment de flottement (et de trac :glurps_tb:), un peu d’huile sur l’axe de la bobine, et une tension correcte de la courroie, je me suis surprise à être tout de suite à l’aise. Je ne regrette pas d’avoir choisi un rouet à deux pédales, c’est -à mon avis purement personnel- beaucoup plus confortable de filer en pédalant des deux pieds. Détail d’importance il me semble, je peux lancer la roue sans avoir à y mettre la main, ce que je ne pouvais pas faire sur le rouet de Marylène, qui n’a qu’une seule pédale. Et quand on est débutant, le démarrage du filage c’est un peu épique, alors il vaut mieux avoir ses deux mains tout de suite prêtes !
Bon je parle je parle, mais vous voulez sans doute voir mes premiers essais !

Alors voilà :
Detail epinglier
Vous voyez là en gros plan l’épinglier, c’est la pièce qui comporte des crochets, et qui permet au fil nouvellement fait de s’enrouler correctement autour de la bobine. L’épinglier est entraîné par la courroie, la bobine aussi, mais pour permettre une torsion correcte du fil, les deux ne tournent pas à la même vitesse. Dans le cas d’un rouet double-entraînement, la courroie entraîne donc l’épinglier et la bobine, dans le cas d’un rouet simple-entraînement, elle n’entraîne que l’épinglier, la bobine elle, est freinée par un fil différent, sur lequel on règle la tension (on freine plus ou moins).
Vous avez vu aussi que j’ai commencé à filer la laine-mèche jaune, un vrai régal à filer car elle est toute douce.
Aïe, je crois que je suis accroc… :nono_tb:

Côté ouvrages finis, Rosa est enfin dans la galerie.

Côté ouvrages en cours, Lily a toujours une journée d’avance, mais j’ai du mal à maintenir la cadence :
Lily

Il est arrivé !

Je l’attendais depuis 15 jours, il est enfin arrivé !!
Mais qui ?
Mais lui :
Rouet
Mon rouet !

D’abord, déballage en règle :
Rouet
Le rouet est livré en kit, il faut l’assembler, et ensuite le protéger car le bois est brut.

Quelques temps plus tard :
Rouet monte
Maintenant, c’est l’étape de la peinture, et puis viendra le temps de l’apprentissage. Sur la photo le rouet n’est pas encore vernis. Des photos plus tard !

J’avais commandé avec mon rouet, de la matière première (et puis aussi un « mandrin », ustensile pour faire des écheveaux, je vais en avoir besoin) :
Laine meche
Pour vous donner une idée de la place que prends de la laine mèche, j’ai mis une pelotes de 50 gr à côté, chaque couleur fait 100 gr, soit 3 paires de chaussettes :laugh_tb:
J’ai acheté rouet et laine mèche chez Artifilum, ce sont des gens sérieux et efficaces !

Lily a une journée d’avance, la conservera-t-il :question_wp:

A l’heure belge…

Me revoilà ! Alors, je vais vous raconter ma journée d’hier, journée comme je vous l’avais dit, placée sous le signe de la Belgique et du tricot…
C’est sous un soleil radieux que nous sommes partis en direction de Florenville, à 70 km environ. Ce fut notre première étape, gastronomique, dans une petite friterie qui fait des frites « à l’ancienne » et avec des pommes de terres fraîches, de la région de Florenville. Le gérant est des plus sympathique, et c’est un vrai dépaysement que de se retrouver dans cette ville, si près de la frontière et pourtant si différente de la France.
Après ces libations suivies d’approvisionnement de quelques douceurs belges (sans commentaires), nous poursuivons notre itinéraire, direction le nord de Florenville.
La route sinue à travers la forêt, et au détour d’un virage en épingle à cheveux un superbe panorama s’offre à nous :
bord de la Semois
Et oui, dans cette partie-là de la Belgique, ce n’est pas plat du tout ! On se croirait même en montagne, la végétation, la qualité de l’air, l’odeur, tout me rappelle mes Alpes natales. C’est d’ailleurs très touristique, et nous avons croisé des groupes de scouts pratiquement tout le long de la route.
Nous traversons quelques jolis villages aux maisons recouvertes d’ardoise, une belle forêt, et voici arrivé à destination, chez Dominique.
Comme d’habitude quand je rencontre des tricoteuse, je ne vois pas passer la journée… nous avons parlé un peu de tout, beaucoup de tricot, bu du thé et dégusté des tartes (voir compte-rendu de Richard à ce sujet !).
Dominique m’a montré son pull « Paprika » (un modèle de Dale of Norway), et son en-cours dentelle, « Shaped triangle » dans « Gathering of lace ». J’avais apporté « Lily », et nous avons aussi beaucoup feuilleté des livres…

Mais je vous entends réclamer « une photo ! une photo ! ». Voilà voilà :
Dominique et Sandrine
Echange de méthodologies sur la façon de tricoter, le livre ouvert devant nous c’est « Heirloom knitting », les tartes ont été dégustées depuis longtemps ! :tongue_tb:

L’ambiance était tellement bucolique, avec ce beau soleil, une légère brise, les vaches (des Blanc Bleu Belge bien sûr !) qui broutaient paisiblement, et nous qui bavardions tranquillement, qu’une petite musaraigne est venue nous rendre visite :
musaraigne

Et là attention, ouvrez bien grand vos yeux pour la photo qui va suivre. C’est un document majeur pour l’étude des musaraignes :
Musaraigne
Mais oui, elle se fait bronzer le ventre au soleil !!

Voilà, la journée est passée très vite, nous avons repris la direction de la France en fin d’après-midi, jusqu’à une prochaine fois !

A part ça, Lily s’est vu doté de sa répétition de motif quotidienne, je suis dans les temps.