Rouet de compèt’

Hier c’était Noël ici !
A dire vrai, je n’aurais jamais dû regarder la documentation de Louët, fabriquant hollandais de rouets… tout à commencé vers la mi-novembre, lorsque j’ai reçu leur documentation… j’ai eu le coup de foudre, je ne pensais pas ça possible, surtout avec un rouet ! Et surtout ce rouet…
Ca m’a pris, là comme ça, brutalement, tout d’un coup. Je n’ai plus eu qu’une envie : l’avoir, le posséder, l’utiliser… j’ai potassé la documentation, cherché des infos sur le net, discuté avec Cher&tendre, rêvé la nuit…
Ca n’était plus tenable, il me fallait ce rouet ! Avec lui, tout était possible : on ne se quitterait pas, ensemble nous allions pouvoir filer jusqu’au bout de la nuit, en silence et en souplesse, des laines fines à faire pâlir d’envie une tricoteuse de Gossamer Merino !
Un seul obstacle, et de taille, à cet idylle naissant, une banale histoire de prix, en effet, comme à mon habitude et bien malgré moi, j’ai jeté mon dévolu sur le rouet le plus cher de la collection Louët. :shock_tb:
Un heureux mécène m’a permis malgré tout de réaliser mon rêve, hier était un jour de gloire !!

Sans plus attendre, une petite présentation technique de ce fameux «rouet de compèt’» (© Cher&tendre) !

Visuellement aussi bien que techniquement, ce petit bijou a été conçu pour être compact et facile à transporter. De manufacture moderne, sa forme est ergonomique ; le fil en cours de travail arrive tout droit dans l’épinglier sans suivre un chemin tortueux. Le guide en forme de « D » permet de bien le conduire jusqu’à la bobine. Porte-bobine intégré à l’arrière avec anti-retour pour éviter que les bobines ne tombent.

S45 profil
Simple-entraînement et double-pédale, c’est un rouet « accéléré », un renvoi sur l’arrière lui permet d’avoir un ratio élevé jusqu’à 1:20 ! (1 tour de roue, donc 1 coup de pédale = 20 torsions de laine, mon Traveller va jusqu’à 11,5 en mode « simple-entraînement). En déplaçant la solide courroie légèrement élastique en polyurethane sur l’arrière, on change de ratio, 1:7, 1:12 et 1:20.

Dédié donc à la vitesse, le S45 possède un épinglier profilé en métal, avec un guide-fil coulissant, permettant une meilleure répartition du fil sur la bobine :

S45 detail
La poignée située sur le sommet du rouet le rend facile à transporter.

Ce rouet est très souple et silencieux, et ne nécessite aucun entretien ! Le secret : tout le mécanisme est monté sur roulement à bille ! Aussi bien l’axe de la bobine, que l’axe des pédales :

S45, roulement a bille
Le pédalage se fait en souplesse et en silence, et de plus, aucune vibration ne vient parasiter le travail de la fileuse de laine fine, lorsque l’épinglier tourne à très haute-vitesse (ne mettez pas vos doigts dedans, ça risque de faire très mal !)

Livré entièrement monté et vernis, prêt à l’usage donc, pour les plus pressés (hem hem).
La cerise sur le gâteau, c’est la taille de ce rouet, il est minuscule ! Mon Traveller n’était déjà pas très grand, mais son petit frère le bat largement :

S45 et Traveller
4,5 kg, 55 cm de hauteur, 38 cm de large et 39 cm de profondeur !

En résumé, ce petit joujou vient en complément idéal d’un premier rouet, transportable et léger, il est tout spécialement destiné aux « spinners addict« …

Interlude…

La semaine dernière, j’ai reçu l’ouvrage « Folk hats« . Je n’ai pas résisté au plaisir de tricoter l’un de ces jolis bibis… il y en a beaucoup que j’aimerais tricoter pour moi, notamment Glengarry (le bérêt écossais), le Hunter’s Fedora (chapeau allemand en laine feutrée) et le Pakul afghan…
Celui qui fait mon désespoir c’est « Frontière », un bibi très moulant, qui ne ferait pas bon ménage avec mes bouclettes (naturelles), elles seraient toutes écrasées ! Et pourtant, je le trouve original… :down_tb:

Mais le permier que j’ai tricoté, c’est le bérêt renaissance, j’ai tout de suite beaucoup aimé ce bérêt en velours, et j’avais justement un cône de velours sous la main !

Poinsettia avance au rythme de mes consœurs tricot, et je me suis précipitée cet après-midi pour le photographier lorsqu’un rayon de soleil a pointé son nez complètement inopinément :

Poinsettia
Bientôt la bordure…

La première manche de ASC me paraît looooongue à tricoter :

ASC manche
Le livre indique de tricoter une manche d’environ 51 cm de hauteur, je ne suis pas encore rendue… et je trouve que ça fait bien long, 50 cm pour une manche, à moins que le gilet soit près du corps, ce dont je doute.

Un peu de tricot, un peu de filage. Voici les premiers écheveaux de Spepel :

La laine de Spepel

Et en gros plan :

Spepel

Le résultat me plaît beaucoup ! :smile_tb: J’en suis plutôt fière, parceque c’est le premier fil dont je me suis occupée à toutes les étapes : lavage, cardage, filage et bientôt tricotage.
Mon fil fait environ 50 m pour 50 gr, c’est exactement ce que je souhaitais, pour tricoter un Aran. La laine a l’air toute « ébouriffée » contrairement à certaines laines du commerce bien lisses. Cela vient du fait que je n’ai pas peigné la toison, seulement cardée. Il existe en effet des peignes spéciaux qui permettent de retirer les fibres les plus courtes de la toison, et de ne garder que les longues. De plus, le peigne dispose bien les fibres parallèles les unes aux autres. Mon fil comporte toutes les longueurs de fibres puisqu’il est seulement cardé, d’où cet aspect un peu poilu, mais que j’aime beaucoup.
Une chose m’étonne beaucoup, c’est la couleur de la laine qui varie beaucoup suivant son état. D’abord plutôt brune lorsqu’elle était sale, elle est devenue gris très clair une fois cardée, et puis une fois filée, elle est plutôt gris foncé. Tant mieux, je voulais quelque chose de foncé. Mais c’est un paramètre à prendre en compte lorsque l’on souhaite élaborer un fil particulier. La couleur de la laine en mèche n’est pas la même qu’une fois filée.

Au Cabaret des oiseaux

Le restaurant « Au Cabaret des oiseaux » a ouvert ses portes !

cabaret des oiseaux

Idéalement situé au coeur de la forêt d’Argonne, ce nouveau restaurant (créé par Cher&tendre) vous ravira par son côté à la fois rustique et convival.
C’est dans un cadre champêtre, à proximité de la rivière l’Aire, que vous pourrez déguster nos spécialités locales à base de graines de tournesol.
Possibilité de pension complète pour les beaux jours.

Restaurant « Au Cabaret des oiseaux », ouvert de l’aube au crépuscule durant toute la saison froide, accès depuis le mirabellier ou le petit muret.
Si la « cuisinière » n’est pas là, il suffit d’atterrir sur le toit aux heures des repas pour signaler votre présence…

Côté tricot, la manche d’ASC a avancé :

A shaped cardigan
Mais je trouve que le rythme des augmentations est un peu élevé (tous les 3 rangs), je crains d’avoir augmenté toutes mes mailles bien avant d’arriver en haut de la manche !

Côté filage, je vous présente Spepel (c’est le petit nom de ce mouton), dont j’avais lavé et cardé la laine dernièrement :

Spepel
La laine est naturellement grise chinée, et j’aime la filer en pensant à ce mouton, parceque c’est la première laine que j’aurais lavée, cardée et filée. Je vais en faire une 3 brin que j’espère tricoter en 4 ou 4,5 mm.